Rendement du dividende du CAC 40, valeur par valeur
Ce que rapporte le CAC 40 : rendement du dividende brut sur 12 mois glissants, valeur par valeur, rythme des versements annuels et ce qui reste après le PFU de 30 %.
Les valeurs du CAC 40 dont nous mesurons ici à la fois le cours et les dividendes rendent 3.27 % brut sur les douze derniers mois. Le calcul ne porte que sur 2 sociétés, celles dont la ligne cotée aux États-Unis affiche un cours récent et au moins un dividende détaché sur la période : c'est un échantillon étroit de poids lourds, pas le rendement officiel de l'indice. Après le prélèvement forfaitaire unique de 30 %, il en reste 2.29 % net pour un résident fiscal français qui détient ses titres sur un compte-titres ordinaire. Reste la différence la plus mal comprise par les lecteurs habitués aux contenus américains : à Paris, un dividende se touche en général une fois par an, pas tous les trimestres.
Quel est le rendement du dividende du CAC 40 ?
Le rendement du dividende est un rapport, pas un revenu garanti. On additionne les dividendes détachés sur douze mois et on divise par le cours de l'action. Notre guide le rendement du dividende expliqué détaille le calcul pas à pas. Appliqué aux poids lourds parisiens que nos données permettent de mesurer, ce rapport donne les deux chiffres ci-dessous : celui qui s'affiche partout, et celui qui arrive vraiment sur le compte.
| mesure | rendement_pct |
|---|---|
| Rendement brut affiché | 3.27 |
| Rendement net après PFU (30 %) | 2.29 |
Le SQL exact derrière chaque chiffre
SELECT
if(m.part = 100, 'Rendement brut affiché', 'Rendement net après PFU (30 %)') AS mesure,
round(a.rendement * m.part / 100, 2) AS rendement_pct
FROM
(
SELECT 100 * sum(d.dividendes_12m) / sum(p.dernier_cours) AS rendement
FROM
(
SELECT
ticker,
toFloat64(argMax(close, date)) AS dernier_cours
FROM global_markets.stocks_daily_aggs
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY')
AND date >= today() - 20
GROUP BY ticker
) AS p
INNER JOIN
(
SELECT
ticker,
sum(montant) AS dividendes_12m
FROM
(
SELECT
ticker,
ex_dividend_date,
toFloat64(any(cash_amount)) AS montant
FROM global_markets.stocks_dividends
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY')
AND ex_dividend_date > today() - 365
AND ex_dividend_date <= today()
GROUP BY ticker, ex_dividend_date
)
GROUP BY ticker
) AS d ON d.ticker = p.ticker
) AS a
CROSS JOIN
(
SELECT arrayJoin([100, 70]) AS part
) AS m
ORDER BY m.part DESCL'échantillon rend 3.27 % brut. C'est le chiffre des comparateurs, des fiches valeur et des applications de courtage. Le second barreau du graphique est celui que personne n'affiche : 2.29 % une fois retirés les 30 % de fiscalité forfaitaire. L'écart entre les deux barres correspond à la part qui ne vous parvient jamais.
Quelles valeurs portent ce rendement ?
Un rendement d'ensemble est une moyenne, et une moyenne cache toujours une dispersion. La requête ci-dessous interroge vingt grandes valeurs de la cote parisienne, additionne les dividendes détachés sur douze mois glissants et les rapporte au dernier cours de clôture connu. Seules les 2 sociétés dont ces deux éléments sont disponibles apparaissent au classement ; les notes de méthode en bas de page expliquent ce qui écarte les autres.
| societe | ticker | rendement_brut_pct |
|---|---|---|
| Sanofi | SNY | 5.88 |
| TotalEnergies | TTE | 2.03 |
Le SQL exact derrière chaque chiffre
SELECT
transform(p.ticker,
['TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY'],
['TotalEnergies','Sanofi','Stellantis','LVMH','Air Liquide','Airbus','Danone','BNP Paribas','Schneider Electric','Safran','L''Oréal','Hermès','Publicis','Michelin','Crédit Agricole','Société Générale','Vinci','EssilorLuxottica','AXA','Kering'],
p.ticker) AS societe,
p.ticker AS ticker,
round(100 * d.dividendes_12m / p.dernier_cours, 2) AS rendement_brut_pct
FROM
(
SELECT
ticker,
toFloat64(argMax(close, date)) AS dernier_cours
FROM global_markets.stocks_daily_aggs
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY')
AND date >= today() - 20
GROUP BY ticker
) AS p
INNER JOIN
(
SELECT
ticker,
sum(montant) AS dividendes_12m
FROM
(
SELECT
ticker,
ex_dividend_date,
toFloat64(any(cash_amount)) AS montant
FROM global_markets.stocks_dividends
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY')
AND ex_dividend_date > today() - 365
AND ex_dividend_date <= today()
GROUP BY ticker, ex_dividend_date
)
GROUP BY ticker
) AS d ON d.ticker = p.ticker
ORDER BY rendement_brut_pct DESCL'éventail va de 2.03 % pour TotalEnergies à 5.88 % pour Sanofi. En haut de ce type de classement on retrouve d'ordinaire les banques, l'assurance, l'énergie et l'automobile, en bas le luxe et les valeurs de croissance, qui redistribuent une part plus faible de leurs résultats.
Un rendement très élevé sur une seule ligne est d'abord une information sur le cours. Le rapport monte quand le cours baisse, à dividende inchangé, et il retombe dès que le dividende est réduit l'année suivante. Ce piège occupe une page entière chez nous : les actions à plus haut rendement.
Un dividende par an, parfois deux : le rythme parisien
Voici le point qui déroute le plus un lecteur nourri de contenus américains. La très grande majorité des sociétés du CAC 40 versent un dividende unique, voté par l'assemblée générale au printemps et détaché dans les semaines qui suivent. Certaines y ajoutent un acompte sur dividende, une avance versée à l'automne ou en janvier, le solde arrivant après l'assemblée. Le compte annuel monte alors à deux versements, pas à quatre.
| societe | place_de_cotation | versements_par_an |
|---|---|---|
| AXA | Paris | 1 |
| Air Liquide | Paris | 1 |
| Airbus | Paris | 1 |
| Crédit Agricole | Paris | 1 |
| Danone | Paris | 1 |
| EssilorLuxottica | Paris | 1 |
| L'Oréal | Paris | 1 |
| Michelin | Paris | 1 |
| Publicis | Paris | 1 |
| Safran | Paris | 1 |
| Sanofi | Paris | 1 |
| Schneider Electric | Paris | 1 |
| Stellantis | Paris | 1 |
| BNP Paribas | Paris | 1.33 |
| Société Générale | Paris | 1.33 |
| Hermès | Paris | 2 |
| Kering | Paris | 2 |
| LVMH | Paris | 2 |
| Vinci | Paris | 2 |
| TotalEnergies | Paris | 3 |
Le SQL exact derrière chaque chiffre
SELECT
transform(ticker,
['TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY','KO','JNJ','PG'],
['TotalEnergies','Sanofi','Stellantis','LVMH','Air Liquide','Airbus','Danone','BNP Paribas','Schneider Electric','Safran','L''Oréal','Hermès','Publicis','Michelin','Crédit Agricole','Société Générale','Vinci','EssilorLuxottica','AXA','Kering','Coca-Cola','Johnson & Johnson','Procter & Gamble'],
ticker) AS societe,
if(ticker IN ('KO','JNJ','PG'), 'New York', 'Paris') AS place_de_cotation,
round(versements / 3, 2) AS versements_par_an
FROM
(
SELECT
ticker,
count() AS versements
FROM
(
SELECT DISTINCT ticker, ex_dividend_date
FROM global_markets.stocks_dividends
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY','KO','JNJ','PG')
AND ex_dividend_date >= '2023-01-01'
AND ex_dividend_date < '2026-01-01'
)
GROUP BY ticker
)
ORDER BY versements_par_an ASC, societe ASCLe graphique met les valeurs parisiennes du panier côte à côte avec trois payeurs trimestriels américains. Tout en haut, Procter & Gamble avec 4 versements par an en moyenne sur les trois dernières années civiles. Tout en bas, AXA avec 1. TotalEnergies fait figure d'exception française dans ce tableau : le groupe a adopté un rythme trimestriel, ligne par ligne visible dans le classement.
En pratique, un portefeuille parisien encaisse ses dividendes sur quelques semaines de l'année, quand un portefeuille américain reçoit quelque chose presque tous les mois. Le montant annuel n'en est pas modifié, seule sa répartition dans le temps change.
À quelle période tombent les détachements à Paris ?
Le jour du détachement, l'ex-date, est celui où l'action se négocie sans le dividende à venir. Le cours d'ouverture est ajusté du montant détaché, et il faut détenir le titre à la clôture de la veille pour figurer parmi les ayants droit. Ces dates ne sont pas réparties uniformément sur l'année.
| mois | detachements |
|---|---|
| janvier | 8 |
| février | 4 |
| mars | 8 |
| avril | 37 |
| mai | 73 |
| juin | 13 |
| juillet | 7 |
| août | 0 |
| septembre | 7 |
| octobre | 3 |
| novembre | 8 |
| décembre | 8 |
Le SQL exact derrière chaque chiffre
SELECT
transform(cal.m,
[1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12],
['janvier','février','mars','avril','mai','juin','juillet','août','septembre','octobre','novembre','décembre'],
'inconnu') AS mois,
toUInt32(ifNull(obs.detachements, 0)) AS detachements
FROM
(
SELECT toUInt8(arrayJoin(range(1, 13))) AS m
) AS cal
LEFT JOIN
(
SELECT
toMonth(ex_dividend_date) AS m,
count() AS detachements
FROM
(
SELECT DISTINCT ticker, ex_dividend_date
FROM global_markets.stocks_dividends
WHERE ticker IN ('TTE','SNY','STLA','LVMUY','AIQUY','EADSY','DANOY','BNPQY','SBGSY','SAFRY','LRLCY','HESAY','PUBGY','MGDDY','CRARY','SCGLY','VCISY','ESLOY','AXAHY','PPRUY')
AND ex_dividend_date >= '2019-01-01'
AND ex_dividend_date < '2026-01-01'
)
GROUP BY m
) AS obs ON obs.m = cal.m
ORDER BY cal.mSur sept années civiles, le mois de mai compte 73 détachements pour ce panier et juin en compte 13, contre 8 en janvier. Cette forme suit le calendrier des assemblées générales, concentrées de fin avril à début juin. Un investisseur qui achète une valeur parisienne en juillet attend donc, le plus souvent, près d'un an avant son premier encaissement.
Brut affiché, net encaissé
Tous les rendements de cette page sont bruts. Sur un compte-titres ordinaire, un résident fiscal français relève du prélèvement forfaitaire unique : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total au moment de la publication de cette page, en septembre 2026. Un rendement affiché de 5 %, pour prendre un exemple simple, revient à 3,5 % encaissés.
Le PEA obéit à d'autres règles. Les dividendes encaissés dans l'enveloppe échappent à l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux de 17,2 % restant dus lors des retraits après cinq ans. Un détenteur non résident relève, lui, de la retenue à la source française et de la convention fiscale de son pays de résidence. Ces paramètres bougent d'un budget à l'autre, et le taux en vigueur le jour de l'encaissement prime sur celui d'un article. Le chiffre net du premier graphique applique simplement le taux forfaitaire au rendement brut mesuré : 2.29 %.
Rendement constaté ou rendement attendu ?
Tout ce qui précède regarde en arrière. Ce sont des dividendes déjà détachés, rapportés à un cours d'aujourd'hui. Le rendement prévisionnel publié par les analystes applique au même cours un dividende qui n'a pas encore été voté par l'assemblée générale. Les deux chiffres portent le même nom et ne mesurent pas la même chose, ce que nous détaillons dans rendement historique et rendement prévisionnel. Pour situer Paris face aux grands indices d'outre-Atlantique, le rendement du dividende du S&P 500 applique exactement la même méthode de calcul à l'autre bout du marché.
FAQ
Quel est le rendement du dividende du CAC 40 ?
Sur les douze derniers mois, l'échantillon de 2 sociétés mesuré ici rend 3.27 % brut, soit 2.29 % net après un prélèvement forfaitaire de 30 %. Ce n'est pas le rendement officiel de l'indice, qui porte sur ses quarante composantes et leur pondération en capitalisation flottante. Le chiffre bouge chaque jour avec les cours et à chaque nouveau dividende détaché.
Les sociétés du CAC 40 versent-elles un dividende trimestriel ?
En règle générale, non. La plupart versent un dividende annuel unique après l'assemblée générale de printemps, certaines y ajoutant un acompte, ce qui porte le total à deux versements. Le rythme trimestriel reste l'exception sur la place de Paris.
Quand sont détachés les dividendes des valeurs françaises ?
Majoritairement entre fin avril et début juillet, dans le sillage des assemblées générales. Le calendrier mensuel de cette page compte 73 détachements en mai sur sept ans, contre 8 en janvier.
Le rendement affiché est-il net d'impôt ?
Non. Les rendements publiés par les comparateurs, y compris ceux de cette page, sont bruts. Sur un compte-titres ordinaire, un résident fiscal français conserve 70 % du montant détaché une fois le prélèvement forfaitaire unique appliqué.
Un rendement élevé signale-t-il une société solide ?
Le rendement rapporte un dividende passé à un cours actuel, rien de plus. Un rapport élevé apparaît aussi bien quand le dividende augmente que quand le cours recule, et ces deux situations ne décrivent pas la même entreprise.
Notes de méthode et limites
Les cours et les dividendes de cette page sont relevés sur les lignes cotées aux États-Unis des sociétés de l'indice : cotation directe pour TotalEnergies, Sanofi et Stellantis, certificats de dépôt (ADR) pour les autres. Le rendement étant un rapport entre un dividende et un cours exprimés dans la même devise, il se transpose à la ligne parisienne à la conversion de change près.
Deux réserves. Les montants distribués sur un certificat de dépôt sont parfois exprimés après retenue à la source française et frais de dépositaire, si bien que le rendement mesuré ici constitue un plancher plutôt qu'une surestimation. Le rendement mesuré est par ailleurs pondéré par les cours des sociétés retenues, il ne reprend pas la pondération officielle de l'indice, calculée sur les capitalisations flottantes.
Les dividendes sont dédoublonnés par couple société et date de détachement. Le rythme annuel porte sur les trois années civiles 2023 à 2025, le calendrier mensuel sur 2019 à 2025, et le rendement sur les douze derniers mois glissants. Les quatre panneaux interrogent la même liste de vingt valeurs parisiennes. Le rythme des versements et le calendrier mensuel couvrent cette liste entière : ils ne dépendent que des dates de détachement. Le calcul du rendement exige en plus un cours récent, et pour la plupart des ADR négociés de gré à gré cette cotation manque dans nos données : la société n'entre alors pas dans le calcul. Le rendement de cette page ne retient ainsi que 2 sociétés, un échantillon trop étroit pour tenir lieu de rendement d'indice.
Chaque panneau affiche le SQL exact sous son tableau : ouvrez-le pour voir comment le chiffre a été compté. Pour poser la même question sur une autre valeur ou une autre période, le terminal Strasmore répond en langage courant.